44 – Après les cavernes sans issues, l’antre de Dalamok
Une sphère difforme à la peau squameuse et craquelée flotte dans les airs. Six larges yeux mobiles de couleurs différentes les observent l’air goguenard.
Une sphère difforme à la peau squameuse et craquelée flotte dans les airs. Six larges yeux mobiles de couleurs différentes les observent l’air goguenard.
Seadh s’évertue à rejoindre Aldjesh mais la voie éthérée est encombrée. Des rats immatériels aux crocs proéminents essaient de la croquer, un manteau mobile manque de l’asphyxier, et quant elle croit avoir déjoué l’attention de ses prédateurs pressants, une trappe l’éjecte vers l’inconnu.
La seule personne qui puisse éviter la déroute dans les prisons serait la « louve ». Alors, ils l'attendent. Une petite sphère virevoltante fait son apparition. On l'appelle « l'aède ». Ce dernier se déplace de cité en cité, raconte l'histoire des mondes, relate les hauts faits des personnages légendaires et dépeint les évolutions des territoires.
La lanterne du fou flamboie. Le ciel blanchit. Des vagues de joie et de gaieté déferlent sur ce monde clos. Il en faudrait plus pour susciter de l’émotion à ces deux êtres sans cœur. Il n’est pas sûr que les habitants d’ici soient indifférents à ces sollicitations.
Le centre de Piétra est une bâtisse compacte et insolite, incrustée de morceaux de galets sombres agglomérés, de coquillages colorés et de lambeaux de peaux de mammifères. Des vantaux grumeleux bordent de larges fenêtres façonnées dans un verre translucide de teinte oranger.