Scène 8 Fant
Une ombre plus noire que la nuit se détache du mur de la bâtisse. Elle quitte son poste d'observation et s’approche de nous. L’un d’entre nous vint à sa rencontre. Nous savions que parmi nous, elle serait celle-là.
Une ombre plus noire que la nuit se détache du mur de la bâtisse. Elle quitte son poste d'observation et s’approche de nous. L’un d’entre nous vint à sa rencontre. Nous savions que parmi nous, elle serait celle-là.
Une odeur rance l’assaille. Une pièce vétuste, fortement humide...il est allongé sur un matelas éventré, posé à même le sol. Il ne comprend pas. Il y a une porte au fond. Il s’y dirige encore ankylosé. Qu’a t-il fait pour se réveiller si fatigué ?
Elle est assise auprès d’une table un jeu de cartes à la main. Elle se trouve dans un endroit qui a tout lieu du cagibi aux murs noircis par la suie et la fumée. Des bouteilles vides jonchent le sol. Une cruche à moitié remplie est posée face à elle.
Elle me tendit son objet de cristal. Elle aura besoin de toute sa concentration pour retenir leur adversaire, m’avait-elle dit. Cet objet ne saurait suffire à lui-même.
Il faisait jour. Un soleil pâle et haut dans le ciel dardait ses rayons tièdes sur une agréable plaine herbacée. Une atmosphère paisible, presque champêtre, qui exprimait la félicité d’un monde sans tourment.