Scène 4 Fant
Il faisait jour. Un soleil pâle et haut dans le ciel dardait ses rayons tièdes sur une agréable plaine herbacée. Une atmosphère paisible, presque champêtre, qui exprimait la félicité d’un monde sans tourment.
Il faisait jour. Un soleil pâle et haut dans le ciel dardait ses rayons tièdes sur une agréable plaine herbacée. Une atmosphère paisible, presque champêtre, qui exprimait la félicité d’un monde sans tourment.
… l'ombre gagnait lentement la grande salle. Un caractère inexorable. L'obscurité s'invitait à la fête. Les zones de lumières se rétractaient, avalées par les dendrites noires qui s'amassaient autour d'elles. Les convives attablés se regardèrent l'air inquiet puis vint la peur.
...la dernière. Ils s’étaient côtoyés toute la journée échangeant parfois de brefs regards lourds de promesses à venir. A aucun moment ils n’eurent le loisir de se retrouver seuls en tête à tête. Le siège s’annonçait interminable.
...Assiette. Elle n’avait pas pu s’en empêcher. Un poison. Il avait vu ses doigts agiles se glisser dans la poche du marchand puis se replier sur une quelconque babiole qu’elle avait sans doute aperçue au détour de la conversation. Le marchand n’avait rien vu, rien senti.
Un picotement désagréable se propage le long de son échine ; Mosaûl gémit. A quelques encablures, un elfe gris massif à l’allure négligée considère sans affect les marchandises que lui tend un commerçant.