La cité de Fant
Un conglomérat d’habitations,-mélange de torchis, branchages, galets et matériaux hétéroclites,- a envahi la plaine de Noln et les abords du fleuve Syx. Il ne cesse de croître. Phénomène inexplicable pour ceux qui ne connaissent pas les lieux, car Fant n’a rien d’un havre de paix, qu’on se le dise. Cela n’étonnera pas les autres. La région est partagée entre les dangereux marais de Noln et les non moins infréquentables collines dont le simple nom, « Jiunie, les traîtresses », suffit à faire fuir les voyageurs.